Poèse (bouts rimés)

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Published in:Cheminer |on décembre 2nd, 2008 |No Comments »

Mort

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Ceci est une rime

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Dans un pays d’amandes et d’or je marche,

les corolles étincellent.

Les temples bleus ornent les collines et le chemin sinue

dans les vergers tintants des sonnailles que font entendre les cabris jouants.

Je suis mort sans doute.

*

 Nu dans l’aurore tellement,

que ma peau sent l’orange.

*

 J’espère parce que je doute.

 *

Ecrire pour oublier, écrire pour se blottir,

écrire pour être libre,

écrire pour me réveiller de cette vie.

*

Matin,

 

entrer dans la danse des fleurs.

 

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Mai prochain

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Published in:Cheminer |on novembre 29th, 2008 |2 Comments »

Cabri

 Devenir un grand sage, oui, mais pour devenir au pré, un cabri.

 

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cabrillole

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Published in:Cheminer |on novembre 28th, 2008 |1 Comment »

Campagne

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 Environné de fleurs: Il a trouvé la formule de la joie.

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Dans mon corps hivernal danse un esprit estival.

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 Au matin la campagne, telle que je voudrais l’être.

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Partir, pour épouser l’aurore.

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Voyager pour sortir de ma peau.

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Les fleurs sont les coloriages du soleil.

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J’aspire à la sagesse des pâquerettes.

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Parmi les fleurs flâner dans l’éternité.

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Aujourd’hui les nuages, pour faire joli.

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L’intropection est l’ennemie de l’innocence.

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Published in:Cheminer |on novembre 25th, 2008 |6 Comments »

???

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Une idée de ma fille Noémie:

Un personnage qui changerait de personnalité de lieu et

de temps au gré des morceaux de musique qu’il écoute !

 

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Une guitharpe aux chants bleus

 

donne le la au ruisseau.

 

Une musique qui déserre le cœur

 

fait tomber les armures et libère

 

la danse,

  envole le corps en fumée

 

sur les corolles d’or embuées.

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Published in:Cheminer |on novembre 23rd, 2008 |No Comments »

L’Humus

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Pour aimer il faut être inspiré

Pour être inspiré il faut aimer.

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Je me suis confondu avec la mousse

avec l’humus.

Bruits de la forêt,

est-ce que vous m’entendez ?

Je voudrais fuguer jusqu’au fond des jungles

impénétrées,

je voudrais rejoindre les aigles

dans leur vision,

je voudrais contre un flanc palpitant

dormir dans les murmures

de la fougère.

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 la braise du cœur

*

La buée de tes lèvres pose sur ma peau des pétales

dans le nimbe du silence nos soupirs,
la buée de tes lèvres dessine sur ma peau

une houle.

Je regarde vers la montagne
dans la nuit, plongée dans les étoiles,
je regarde vers mon coeur
plongé dans l’aurore.

 

Nous nous aimerons enfin dans la clairère,
au chant de la source
quand babillent les ramures
à la fin des villes.

A la fin des villes,
là où tout commence.

 

*

Published in:Cheminer |on novembre 21st, 2008 |2 Comments »

Dooce

*

Une effraction tactile, la léthargie étoilée qui suit l’amour.

La chaleur nourricière de ta présence me régale.
Au dehors, l’épopée des fleurs. - Viens !

Combien d’oiseaux s’échappent-ils de ce violon ?

Ta silhouette vivifiante dans la prairie.
Les fleurs couchent leurs couleurs sur ta robe.

Dans la clairière dissidente.

Ton sourire fait la lumière sur les mystères de la vie.

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Published in:Cheminer |on novembre 20th, 2008 |2 Comments »

En-THOU-siasme

*

Bravons le monde. Réunissons-nous en un seul point. Amalgamons nos frissons.
Sortons de la suie rhétorique, de l’impérialisme des nombres,
De l’inertie agitée des « devoirs ».

Ton corps excelle à inspirer des madrigaux; il contre les chiffres puritains.
Les suppôts des barêmes ignorent le dieu frivole qui te nimbe de parfums miroitants.

La médiocre mesquinerie des avares rampants, de la pêgre prospère et anémiée
ne résistera pas à la procession triomphale du printemps.
Les fleurs manifestent,
les chants d’oiseaux manifestent,
notre plaisir manifeste, le bonheur les diffame.

*

Published in:Cheminer |on novembre 20th, 2008 |4 Comments »

Lové

*

Ce soir allongé sur mon lit, je murmure ton nom, je le brode de mes lèvres.

La ville me séquestre.

Les fantômes patrouillent,

cris raides des groupes qui se pressent autour des bars.
Qui s’intéressera à mon lai que j’improvise dans la pénombre, seul au cœur du vortex urbain qui tempête alentour ?
Le ciel étoilé est conducteur.

Il me souvient de ses buées: L’amour infini gambadait dans une robe à fleurs, que je cueillais, et les rires, par monts et par vaux.

Je deviens irascible. Mon cœur reste inexploité.

L’air vicié, une eau morte.

Je sors, passant d’un regard toute la rue au peigne fin,

glacée, elle étale son toc,
visages bâclés de fatigue…

Tyrannie de l’esprit pratique.
Laideur est empirique.

J’ai tout à coup une réminiscence de satin,

tu m’apparais, tel un emblême,

ma mémoire m’incline à des rêveries florales:

je me souviens des draps odorant de soleil,

de ta voix bienfaisante sous la fenêtre.

Je me hâte vers la gare: préliminaire.

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Published in:Cheminer |on novembre 20th, 2008 |3 Comments »

Spiritu-ailes

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La nature est altermondialiste.

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La mer incolore du nord semble faire plus longue la vie.

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L’homme est ce qu’est son but.

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Le « ciel », aujourd’hui, c’est qu’il fait beau et que les arbres bruissent.

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Mon temple va de la mer à la mer par la mer. Il va des neiges aux palmes et des palmes aux steppes. Il étend ses astres à l’infini, sa coupole étincelle de constellations rutilantes,
et son peuplement le plus charmant, c’est le peuple bigarré des oiseaux qui y assurent la fonction de chantres inspirés.

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L’odeur de l’homme et de la femme est comme une âme.

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Même la pierre me ravit quand mon coeur s’éveille.

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Published in:Cheminer |on novembre 20th, 2008 |No Comments »

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