Archive for décembre, 2008

La tribu: contrairement à ce que tous pensent, ils ne jouent ni ne dansent; ils vivent.

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On dirait : chaque pas de plus dans l’histoire nous éloigne un peu plus de la vie.

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“Ceux qui ne veulent plus suivre”, voilà l’avenir.

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Ils se battent pour une terre

mais chacun fait le molosse devant son ciel.

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A défaut d’idéal, d’étoiles ou de chants aux cieux,

le “progrès”.

Le progrès vers nulle part.

La foi mise dans la chose.

Le temps pétrifié, induré dans l’utilitaire,

sans voie. Un désert d’acier.

Le néant “citoyen”.

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Published in:Cheminer |on décembre 29th, 2008 |3 Comments »

Malédicts

 

Parce que Babylone ignore le chant des sources, le chant des sources ignore Babylone.

Ils aiment le travail, c’est pourquoi la paix les fuit.

Ils veulent aller vite, aussi le but leur échappe t-il.

Parce que leurs maisons sont dures, ils ne connaitront plus le chant du vent.

Ils ont des routes, mais plus de chemin.

Leurs lumières dans la nuit leur masquent l’aurore.

Ils veulent la longévité et deviennent de leur vivant des fantômes.

Ils ont fait de l’opulence leur dieu aussi le monde est en sang.

Fondant sur l’avoir et non sur l’être, ils verront leurs tours écroulées dans la poussière.

Le chef de “Luxe alpha s’est suicidé”: ce nom fait signe !

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hong-kong.jpg

“L’amour du néant et la course au mensonge” Psaume 4

Published in:Cheminer |on décembre 27th, 2008 |2 Comments »

Aveux

Je me comporte en tout comme une personne qui considère la beauté capable de la guérir.

Car la discorde est sous ma peau, la fatigue me brûle les yeux.

Je n’ai aucun lieu, je suis un bouchon sur la mer.

Je crée par l’écriture des jardins embrasés de fleurs,

je crée des fleurs produisant des grelots harmoniques,

j’élève des temples de saphir au loin de chemins nomades;

bulles d’air qui me maintiennent en vie.

Vivre, m’est seulement tenir bon jusqu’à la mort.

Published in:Cheminer |on décembre 23rd, 2008 |3 Comments »

Est Pélerin…

Je vois un pélerin blanc, le marcheur à l’aurore.

Les temps convergent vers le temple.

Est Pélerin celui qui franchit le temps.

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Le message du chant d’oiseau est “Je suis”.

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Flûte, parole du bonheur bleu,

chant qui repousse au loin la pesanteur de mon coeur,

viens !

Emporte-moi à la fête des oranges et des roses.

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La nuit est Conteuse.

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La politique c’est quand le langage reptile.

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Toutes les choses du monde peuvent me distraire,

aucune ne peut me plénifier.

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Dans le fond

la plupart des hommes ne parle que pour dire à tous:

“sois comme moi! “

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Il suffit d’être vrai pour admettre qu’à tout âge

un homme a besoin d’être bercé.

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Nous venons au monde

à seule fin de devenir des emmerveillés.

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Je m’assied parfois en silence, les yeux baissés,

espérant recueillir la jubilation du monde.

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Il faut choisir sa musique

aussi précautionneusement que ses aliments.

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Si je n’étais pas à ce point inaccompli,

je ne créerais rien.

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Arracher tout ce gris

et pouvoir m’exclamer que l’azur est ma peau !

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La femme est VAGUE .

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Published in:Cheminer |on décembre 23rd, 2008 |No Comments »

verdeurs

 

Parce qu’auditivement parlant l’aurore est belle,

il est interdit de faire de la musique-gadget.

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L’écriture doit être un travail manuel.

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Cepandant que le matin exprime une fleur d’or

Anaïl s’en va tout en danses.

Les voiles sont retirés

et le souffle vert des arbres

court de par les collines.

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 Que sont la flûte et le tambourin

sinon le chant du pélerinage ?

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 Il y a les penseurs-hantés, stupéfaits, douloureux,

et les intellectuels, inadjectifs.

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Published in:Cheminer |on décembre 19th, 2008 |1 Comment »

combat

Noam Chomsky:

” Les Nazis, explicitement, consciencieusement et ouvertement ont adopté les techniques de la publicité commerciale étatsunienne. Ils ne s’en sont pas cachés. Ils ont pris quelques idées simples pour les marteler sans cesse tout en leur donnant un côté « glamour » - c’était la technique employée par la publicité commerciale aux Etats-Unis dans les années 20 et ce modèle fut explicitement adopté par les Nazis. Et c’est sur ce même modèle qu’est basée la propagande commerciale aujourd’hui.”

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Dans certains corps de métier, il n’y a pas que les chiens qui ont besoin de muselière.

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 2008.jpg

Internet 2008  :)

Published in:Divers |on décembre 16th, 2008 |3 Comments »

A lire !

http://disponibility.blogspot.com/

Published in:Divers |on décembre 16th, 2008 |No Comments »

Baf !

 

Si quelqu’un veut me faire un cadeau pour noël,

je veux un portefeuille en peau de banquier.

peine-capitaliste.jpg

Le libéralisme, c’est le capitalisme sous cocaïne.

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Je n’écris pas, j’en chie.

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Toujours de bonne humeur les médias…

la fraternité des benêts.

Des beuniais.

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Notre corps n’est qu’un flocon, gare à l’aurore.

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Soudain, plus rien, n’a de goût, sens, but.

On me parle de dormir.

Laisser passer la mort.

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Le métro est de nature intestinale.

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Tant d’angles droits et de murs carrés rendent bornés.

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Noël fête l’avènement de l’électricité.

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Je veux bien écrire, mais mentaliser, non !

mentalique.jpg

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Mettons-nous tous d’accord sur tout, et puis…

Suicidons-nous…

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Est poète l’auteur qui n’a que faire de raconter des histoires.

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Bonne nuit

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(Je me régale fréquemment de voir  en rouge les chiffres de la bourse,

car le préalable à la liberté des âmes est la destruction des formes mortes qui les enferment.)

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Dans cette guerre de 14/18 économique dans laquelle nous entraînent des branquignolles de banquiers et des Könnardtz du kömmertz , le véritable héros est celui qui, surtout, ne fout rien.

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Published in:Divers |on décembre 12th, 2008 |11 Comments »

Libertaire

Si l’amour sur mon sein dessine un halo de lune, quand je gambade dans la vallée pure dans le vent libre, alors j’ai un nom.

Adossé à un arbre je suis en vérité.

Cible de l’aurore

Les villes fument. Cancéreuses, elles crèvent. (C’est au moins déjà une moitié de la victoire).

Mettre un pas sur le chemin de marge -

A quoi non à quoi oui ?

Rejetter l’histoire, brûler les drapeaux, recracher ses papiers, et partir vers, c’est être enfin.

Être c’est devenir vers la vie.

…Dans quelle boite les petits comptables crapoteux du gluant argent veulent-ils te serrer ?…Ils régurgitent de la mort.

Être c’est devenir soi détriché,

Peu à peu vivant près des arbres.

Laissez-moi maintenant pleurer la nature fée que ces porcs en kaki et en mitre ont violée. Vauriens !

Coûtes-tout !

Vos empires ne valaient pas une rose !

Leurs cendres dans les latrines.

*  **  *

Nous voici devenus les choses de cette civilisation

à laquelle je présente mon nez pincé et mon mépris d’homme.

Excrémentia est ton nom.

Les popules mises en coupe (dé)réglée sous le talon des Kröttes en chef deviennent de plus en plus cons et leur groin exprime l’opinion commune qui fait baver les urbains.

Urbains de sang.

La Könnerie mille fois galonnée de chiures et de crachats

garde-à vouse à tour de bras,

pour cacher sous le tapis des flon-flons cons-cons

les océans de fesces

dont elles tartinent l’univers,

et ses propres enfants sont recouverts de la merde de tout leur infect et pompeux “aieulat”.

“Nos ancêtres nous ont laissé leurs coliques en héritage, faisons plus laid qu’eux” chantent les foulaces gavées de bubons sucrés.

* * *

 *   **   *

 

  ~ Plus tard dans la journée ~

J’y vais de tous mes envolements. Je fonce vers le bonheur

à tous les points cardinaux j’accours

et le silence étoilé seul me répond en miroitant, moqueur…

Le soleil me provoque:

“Viens, viens à ce qui est comme moi source et or vibrant !”

j’ai vu la lumière

qui naît au-delà du soleil

de toutes les couleurs mère

de tou(t)s les scintillements joie.

j’ai vu, je suis suffoqué à vie.

 

* ** *

Je suis ce que les médias noyautés appellent “un marginal”.

Et à voir dans quel état les adorateurs de l’establishment mettent ce monde, on devrait me donner la légion d”honneur qu’on aurait retiré aux serves agenouillés de la sainte menouille, ces idolâtres salopeurs.

* * *

La religion souvent, ce sont les enfants de la miséricorde… devenus impitoyables…

* * *

Published in:Cheminer |on décembre 10th, 2008 |5 Comments »

 *

Où va t-on chercher cette idée saugrenue que le sage doit être sérieux ?

Le sage picore en chemin, maraude et glâne.

Le sentier se reconnait en lui,

le sage n’est pas différent du paysage.

Tout ce qui est incarné est désormais divin.

La chorale des gazouillis suffit à son office.

 *

Published in:Divers |on décembre 9th, 2008 |1 Comment »


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