L’intérêt commun du politique et de l’industriel est de garder les masses le plus loin possible de la réalité.
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Pour maintenir la flamme dans le four de la pensée, plutôt que des livres, rien ne vaut la souffrance.
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La tâche de la vérité est de proposer un stimulus.
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C’est à mes leçons d’histoire à l’école que je dois de n’avoir jamais eu confiance en un système.
Je regarde les démocraties en coin.
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Comprendre est trop fatiguant pour qu’on puisse ajouter l’action à la compréhension.
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Ceux qui naissent avec le goût de la justice doivent se préparer à souffrir.
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Il y a des gens, comme les skinheads suisses que j’aimerais voir condamnés à être dévorés par des chiens sur la place publique. C’est là un sentiment que je ne surmonte qu’au prix d’une foi arrachée aux sanglots de la nuit.
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J’ai assisté dans ma vie à des multitudes de concerts, de spectacles; j’ai lu de nombreux livres et découvert des foules de peintres, et le bilan de tout ça est que rien n’y fait: quand je pense à la beauté, je pense à la nature, et à rien d’autre que la nature. Tout au plus l’art peut-il me consoler faiblement et brièvement de sa disparition. Comme un ver luisant consolerait de la disparition du soleil. C’en est presque de la complicité…
L’art nous rend la vie presque possible dans le bain de la folie financière présente où la vie est devenue impossible.
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Aujourd’hui, les seuls qui ne soient pas des bouches inutiles sont les rebelles. Ceux qui ont gardé la mémoire des prés, des ruisseaux, des trilles. Les autres ? Pour le reste tous des croque-morts les uns pour les autres.
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Qu’est-ce que le con(form)isme sans “forme”?
Le conisme.
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Le silence est un hâvre. C’est pourquoi aujourd’hui tout le monde commère et personne ne pense.
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Les sports d’hiver… Ce n’est pas de la bêtise, c’est de la bêtterie.
Voilà de quoi avoir sur l’Occident un regard de pitié honteuse.
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La propension à généraliser (comme passer de “je” à “nous ” ou confondre l’image et la réalité, la métaphore et les faits) est l’une des tendances les plus aliénantes qui soient. J’écrase à chaque fois un rictus.
La vérité, c’est que c’est: un homme, une vérité; un homme, une vérité; un homme, une vérité. La vérité est une, sans doute, mais seulement formée de vérité plurielles.
Tout le reste est totalitaire.
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On reconnait ceux qui ont commencé à penser au fait qu’ils ne s’arrêtent jamais. Pas même leurs erreurs ne les arrêtent. Cette voie seule est CHEMIN.
Ils pensent comme pour arracher un masque que la société leur a vissé au visage.
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Je me résume jour à jour à l’étoile intérieure qui me fonde.
Cette étincelle de la vie en moi que je veux rejoindre sans tout ce bastringue de formes, mots, codes, droits et devoirs.
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Je pensais aller à l’école pour apprendre à conter.
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Imbéciles ! Ce ne sont pas des lois et des prisons qui rendront les gens moins violents, mais la sagesse, l’amour, les connaissances,
la culture, l’intelligence. Tout ce que le commerce ignore.
Tout ce qu’il brade pour de la pacotille.
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On peut être pardonné de ne pas être des saints , mais pas de ne pas être des justes.
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Satan est pragmatique: la fin justifie les moyens.
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Un voisin qu’on ne connait pas ou peu sera peut-être notre bourreau demain.
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Le particulier est multiple et précis. Le général est vague et quelconque.
C’est ainsi que d’une foule d’individus,
de généralisations en généralisations, on fait un cheptel de nigauds écervelés
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“Les idées générales ne sont ni vraies, ni fausses, ni justes, ni injustes, mais creuses.”
Le quotidien et l’intéressant (1995), Paul Veyne
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“Constructif” c’est “créatif” dans la langue du diable.
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La nature est l’être le plus subversif au monde.
C’est pourquoi la société cherche, inconsciemment, à la détruire, horrifiée par l’image que la nature lui renvoie d’elle.
L’effaçant sous des lignes brisées qui la grillent,
le corps est nié.
Mais ce n’est que de l’orgueil.
On fait l’ange sur des montagnes de cadavres.
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