Archive for mars, 2009

Crops

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J’aime faire des mystères.

J’ai besoin de penser que la vie ne se borne pas à des Frédéric Lefebvre, à de mauvais patrons, à de mauvais politiques et à des citoyens aliénés par la cupidité d’une clique de Parrains binoclés.

A ces gouvernants prêts à fureter dans nos fosses d’aisance pour récupérer notre ADN…

J’aime la piété, ce recueillement d’une sensibilité toute en éveil qui essaye de vraiment percevoir la beauté des choses.

J’aime le mystère, car j’aime le sacré.

J’aime ce qui illimite nos vies.

C’est pour cela que j’aime les arbres (cachotiers qui cèlent d’étonnants secrets. )

J’aime les fleurs qui sont une parole.

Les prés.

Les prés que la sale pensée actuelle n’a pas défiguré et recouvert de camboui.

Les étoiles que n’atteignent pas les vieux barbons du système, à la fois trompeurs et trompés. Que n’atteignent pas la haine des cons braillards qui pointent leurs armes vers le ciel en pétant leurs maudites rafales d’imbéciles en troupeaux d’aboyeurs.

Dieu n’a pas fait “d’entreprises “.

Il est du coté du nomade Abel, non du coté du sédentaire Cain.

Du coté des troupeaux, des brebis, des bergers,

pas du coté des servo-moteurs arithmétisés et sermoneux.

pas du coté des avares sordides et crapoteux.

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 L’âme en nous ne peut se contenter de l’espace et du temps,

sans éternité et sans infini elle dépérit.

Elle est la présence au monde

de ce qui est plus que le monde,

dans la matière de ce qui est plus que matériel.

On peut refuser de l’entendre

qui gémit à l’étroit dans son cachot,

mais alors on devient aigre, triste, désespéré.

En un mot, on échoue.

On en devient des

“Astres errants” Jude 1 ;13

et des

“Fontaines sans eau” 2 Pierre 2 ; 17

*

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Encore une usine à gaz…

*

 

Published in:Divers |on mars 31st, 2009 |5 Comments »

Vie

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 ”Vous verrez le ciel ouvert”. Jean 1;51

Le silence est blanc dans son nimbe de douceur et de paix, tandis que je vaque aux gestes quotidiens. Je souris aux objets, savoure le passage du temps comme une caresse, ma vue, mon ouïe, mon odorat, mon toucher sont les vecteurs de joies et de perceptions indiciblement gracieuses.

Mon esprit est perdu dans un océan de bonheur fluide. Lumière, clarté, âme devenue tactile qui contemple le spectacle infini et bienheureux, explore instantanément les millions de relations intimes de l’amour, de la lumière, de la joie, de la paix, de la beauté, de la bonté, de la vérité, chacune comprise comme une composante de chaque autre.

Et l’ensemble me montre un être.

Amour éternel. Sourire de béatitude baignant l’âme-enfant.

Candeur émouvante à l’infini, douceur d’enfant. Illuminique bonté qui s’épanche généreuse dans mon cœur et le ravit d’une jubilation sereine et absolument, éternellement, infiniment, indescriptiblement , incomparablement paradisiaque.

Je sais que l’expérience est spirituelle en cela que je ne cesse de prier, des jours et des nuits. C’est à dire que je chante, que je m’exclame d’émerveillement, remercie, louange, adore à m’y perdre, élève les mains, ferme les yeux, offre mon cœur de tout mon cœur à cette lumière vivante et vivifiante.

Je suis béat, mais bien présent, plus que présent à tout, plus que jamais incarné et réel, plus que jamais présent à tout. A ma cuisine, à chaque détail de chaque instant qui m’apparait enfin pour ce qu’il est vraiment : un miracle sans fin recommencé.

Chaque verset de l’Ecriture éclaire chaque autre en une mise en abîme instantanée et qui m’emporte dans une contemplation qui s’élargit sans fin. Je lis dans mon esprit les versets qui se répondent et s’éclairent les uns les autres, se répondant, lumières exposant d’autres lumières. A la vitesse de la lumière je comprends, “vois” perçois le cœur du sens. Il m’est offert le spectacle d’un ÊTRE indiciblement divin, (miel, chaleur, soleil, océan de saphir doré, “brillements” de beautés morales, chaleur qui infuse l’amour, vérité bonne, bonté belle, beauté de bonté…) sublime, délicat, attentionné, radieux, mille fois solaire et pourtant doux, logique, cohérent, d’une simplicité infigurable, hors de dimension (Et la profondeur, Ô ciel la profondeur !)  dont la profondeur qui, de merveilles en merveilles franchit de la beauté tous les infinis et devient transfinie.

Je suis muet. Les yeux me brûlent un peu. J’ai l’impression que mes gestes sont ralentis par ce plaisir, que la lumière qui me baigne est devenue tangible et ralentit mes mouvements. Je suis INFINIMENT heureux. Il n’y a au monde et aux cieux aucune borne à cette allégresse, qui reste calme, abyssalement calme et ravie.

Voilà maladroitement esquissé ce que j’ai vécu régulièrement en plusieurs épisodes sur plusieurs mois.

Ce fut ma véritable naissance.

 

(Imaginez que les réalités morales, par exemple amour, bonté, douceur, etc, soient représentées par des lignes. Là où toutes ces parallèles se rejoignent et deviennent une, deviennent un point, une “super qualité” qui les englobe toutes en une, c’était là, c’était Lui. Toutes en une seule lumière, une et pourtant distinctes. (Plus que distinctes, admirables, divines, superlifiques.) Chacune formant le noyau de chaque autre. Chacune contenant la totalité de l’autre… C’est indicible. C’est hors langage, c’est hors mental. Je ne puis d’ailleurs me le représenter, car c’était un don. Une fois le don non pas retiré mais voilé, on ne peut, on ne sait, on ne dit. On se souvient que c’était parfait. (se rappeler, le verbe prend tout son sens ici)  On se souvient seulement du paradis que c’était.)

Published in:Vie |on mars 29th, 2009 |2 Comments »

comme ça

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Les états ne donnent aucun sens à nos vies. Le Fouquet’s et les yachts ne donnent aucun sens à nos vies. Se sont là des jouets de nouveaux riches prétentieux et vulgaires. Le copinage des nantis ne donne aucun sens à nos vies. Ce n’est que de l’iniquité de caste. Le travail ne donne aucun sens à nos vies, l’argent ne nous donnent pas les moyens de découvrir le sens de nos vies, ce n’est qu’un succédané dangereux et superficiel. Les loisirs ne donnent aucun sens à nos vies, ils nous consolent mal et illusoirement du poids de l’absurdité contemporaine organisée par des gâtés irresponsables. La loi ne correspond plus à aucune justice, mais seulement à la “légalité”, c’est à dire au bien et au mal instrumentalisés arbitrairement par les pouvoirs au gré de leurs délires passagers. La politique ne sert à rien, et voter ne sert à rien.

Donner sa voix, c’est du même coup être rendu muet.

 

Les méchants se sont les puissants et les riches: “On reconnait- l’arbre à ses fruits” dit l’Evangile. Leurs nuisances détruisent le monde. Ils sont violents, injustes et sales. Sous tous les cieux les fruits sont pourris: pollution, aveuglement, violence, destruction, injustice, vol, fanatisme de maudits, jeunesse de plus en plus bête et arrogante, trafics, armes absurdement destructrices, haine viscérale du vivant, ambitions somptuaires de mauvais maîtres. Les religions ne sont plus que des bureaucraties morales gouvernées par le conformisme le plus aliéné et le plus castrateur.

On nous filme, on nous fiche, on nous compte, on nous espionne, on nous embobine, on nous recrute, on nous aliène, on nous vole, on nous assomme de spectacles stupides et  de vacarmes criards, on spolie nos terres, on truque nos aliments, on s’acharne sur le vivant, on affame les pauvres, on rejette les vieux, on police les jeunes, les étrangers, les “Autres”.

En un mot:

On est gouvernés par Satan.

*

Published in:Vie |on mars 28th, 2009 |7 Comments »

Crop mystic

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Je me pose mille questions en regardant vers le ciel.

Je me pose mille questions en regardant vers Ton Ciel.

Tout ce silence !

Les jours s’écoulent; j’attends le flash !

Tu es une prairie riante, je le sais.

Tu me fais languir je le sais.

Tu cèles des secrêts je le sais.

Mendiant à ton seuil je me tiens.

Published in:Graphes |on mars 26th, 2009 |2 Comments »

Homme médecine

Se sentir morne comme un littoral gris, ce n’est pas drôle, ça ne clown pas.

Une vie d’aiguille d’horloge.

Je voudrais brasser une profusion de feuilles, être tacheté de soleil dans la ramure, mais ça ne vibre pas. C’est un violon aux cordes de plomb.

Pourtant le petit lac rond me sourit, mon pas qui craque me sourit. La main du soleil sur mon front.

En étranger nostalgique je chemine. Âme de grise Normandie, perdue dans les montagnes bruissantes.

Je voudrais étreindre des amis. Je voudrais être comme un latin qui met de la fête et des ris partout alentour.

Faire des gâteaux brillants. Je me dis dans ma somnolence que je voudrais pétiller comme un heureux évènement.

Chimiquement parlant, je suis un sage…

Published in:Divers |on mars 21st, 2009 |2 Comments »

Il

 

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1

Il dit:

“je suis de la nuit, ayant perdu mes étoiles.”

Il voit:

“Que les oiseaux semblent las qu’une bourrasque détourne.”

Il pense:

“Je cherche mes mots dans les choses.”

Il écoute:

“La rumeur, les millions de non-dits qui circulent en toute paranoïa.”

Il croit:

“Dans tous ces cœurs doit se trouver un temple .”

Il constate:

“Les formes de la femme résistent à la forme des villes.”

*  *  *

2

Le réchauffement climatique apporte un démenti formel à l’hybris humaine qui prétendait que l’industrie est la force qui meut le monde.

Les fils de la terre sont des fils de la ville,

ce que ne sont pas les enfants de la création.

*  *  *

Published in:Divers |on mars 17th, 2009 |8 Comments »

Heil Hadopi !

 

Heil hadopi !

 

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 Je reposerai dans ton repos,

sans finir de naître,

au clos de ton cœur,

lové dans la corole,

qui pollénise les étoiles.

 Tu m’épanouiras d’un regard,

m’en couveras,

je volerai aux bras du zéphyr

dans les riantes vallées

recueillies,

au creux de ta paume.

*

Published in:Sapience |on mars 15th, 2009 |5 Comments »

Tentative de soleil

 

Aujourd’hui, essayer de rassembler de petites choses heureuses.

Petits dessins qui aspergent de lumière,

 

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petits mots de poèmes en couleurs venus du soleil…

Gai zénith pose sur mon front las ta paume.

Un essai de joie.

Lumière douce, pure, lancée dans les frondaisons,

tu me fais signe, nuées paresseuses au cours languide,

reposez-moi. Air frétillant de libellules , trilles,

gazouillis de l’eau abluez-moi.

Je veux marcher dans la forêt en frêre des arbres,

je veux joindre mon fredon à leurs murmures,

refrains que le zéphyr inspire.

Ma joue dans la mousse

sur le ventre de la terre,

éprouvant le battement de la vie.

*

Published in:Vie |on mars 14th, 2009 |7 Comments »

Resurrex

(Ça y est, j’ai traversé le tunnel de la souffrance. Le quantième était-ce, le millième, le cinq millième ?)

*

1)

 La lumière s’allonge sur la colline, et la colline se pâme, picotée de lueurs.

Il fait jour ! La première fois depuis huit jours !

C’est le retour des oiseaux, le retour de la saison,

Ô infime résurrection !

Je veux baigner mes traits dans une liqueur translucide, dans l’étincellement de la rosée, m’abluer jusqu’au fond de l’âme,

boire la jouvence par chaque pore,

expirer le poison,

inspirer la lumière.

Que ce fut dur, pénible, vénéfice…

Et pour la millième, la cinq millième, la dix millième fois,

je vais devoir rebâtir un être, de mes propres cendres,

retrouver le jour, la vie, la lumière.

Comprenez-vous ?

 * * *

2)

Me sera donné un moment d’enfant dans l’herbe sous l’arbre qui chante, quand ?

Me sera donné un charme sous la lune qui sommeille , quand ?

Me sera octroyé ma voix dans la chorale , quand ?

Être gorgé de matin , quand ?

délesté de toute poussière, quand ?

Sourcé dans la vie, quand ?

*

Published in:Vie |on mars 12th, 2009 |6 Comments »

Douleur rouge

Je le regrette, mais ma douleur est rouge. Le sang de tant de larmes a giclé sur mes fleurs.

Des gens sont tous seuls dans le noir et on les bat. On les noue.

Des robots stipendiés, payés pour nuire par les braves gens, s’avancent en meutes de ferraille, fiers d’être des brutes à grands coups sur les chairs nues.

Bétise industrielle en rangs bang, en lignes boom.

J’ai mal au  cœur. Le fouet y dessine des tracés brûlants.

Ils ne connaissent pas cette douleur, les satisfaits.

Les repus pêtent quand ils parlent.. Leur cœur de caillou pue.

Quand cette femme sera t-elle enfin libérée que je puisse respirer ?

*

Le “mérite”, c’est la grâce du diable.

*

 

Published in:Divers |on mars 12th, 2009 |2 Comments »


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