Nature musicienne
J’ai compris brusquement ceci, que ce que je cherche dans la musique, c’est la nature.
J’ai compris brusquement ceci, que ce que je cherche dans la musique, c’est la nature.
C’est beaucoup de vouloir savoir sur quel chemin l’on est, dans quel monde et sous quel ciel quand on est de ces gens pour lesquels la vie qui s’écoule, et que ça ne va pas du tout de soi.
Parfois, j’ai soif d’un temple, je veux dire, d’un hâvre où reconstituer mon être et reprenant haleine entrevoir à nouveau mon chemin. Quand le tohu-bohu enfiévré alentour n’a plus aucun sens, quand les causes deviennent absurdes, et les fins des impasses.
On ne pense pas, on ne prie pas, on n’essaye pas pour maintenir la révolte seulement au seuil qui fait qu’on est des hommes, mais surtout pour se désaliéner, épousseter les nuées des illusions, ouvrir une fenêtre sur tous les possibles. Je suis un homme de foi, j’ai peu d’amis. Je suis un mystique, j’ai peu de loisirs. Je suis un être spirituel, j’ai peu d’illusions. Chacun de nos mots cache un enjeu, chacun, écossé, dévoile notre âme. Je n’ai plus de perfidie, je n’ai plus de podium à monter. J’ai seulement l’horizon d’un divin soleil qui se promet à l’horizon de l’aube, et j’attends. Je vieillis à Ton seuil.
” Sur tes paroles tu seras jugé”. Je n’ai pas l’innocence de l’ignorer. Je n’ai pas non plus la lâcheté de me taire.
Nombreux sont les littérateurs qui jouent avec des ombres, sans voir à quelles sources ils s’abreuvent. Sans percevoir le poison dans leur vin. Les mots ont un sens, ils nourrissent en nous l’un ou l’autre. Il y a des mots qui élèvent des murs, il y a des paroles qui sont des clés. Il faut longtemps réfléchir et se taire , et longtemps savoir, avant de pouvoir. Il faut longtemps pouvoir avant d’oser.
Mes premiers pas au ciel furent une fête indicible. Il y eut des fiançailles, et marcher coûte que coûte à la rencontre de l’Aimé, c’est cela l’héroïsme caché.
Alors j’ai la nostalgie des autres. On gaspille leurs vies. On les maintient dans un treillis de mots sonores et vides. A quoi t’occupes-tu qui soit digne d’éternité ? Le trésor de ton temps qui sont ceux qui t’incitent à le dilapider pour du vent ?
Te laisseras-tu détourner, dépouiller de ton nom ainsi ?
*
I) Mercredi 15 avril
Reprenons le fil de notre sainte divagation, et disons-le tout net:
la société est mauvaise et la nature est bonne.
*
Le sage est celui qui hume l’âme des mots.
*
Dans leur for intérieur , certains bâtissent.
Ils murent.
Moi , je vagabonde, ma maison est une étoile.
Je l’ai entrevue, et lancé dans les abîmes-très-considérables des immensités célestes, je la cherche à petits pas.
*
On pense qu’être plus sage, c’est être plus heureux.
Cependant, le malheur qu’on éprouvait en soi,
voilà qu’on l’éprouve en chaque autre.
*
L’âge d’or c’est quand, mûr,
un homme découvre l’éternelle nouveauté de la banalité miraculeuse.
*
Ne pas regretter ses erreurs, c’est être né pour rien.
*
J’invite les gens en moi quand je suis heureux.
*
Mélomane si perfectionné
que la musique le gène.
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Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir d’une flûte.
*
L’expression “Avoir le cœur sur les lèvres”
peut être entendue en bonne part.
*
J’ai vu Dieu.
Soit, et si par suite je ne vous apporte pas réconfort, chaleur, amitié, apaisement, jetez-moi aux ordures.
*
Laisse aux hommes la vocation de faire pousser des fleurs
et aux fous sanguinaires la vanité de bâtir des empires.
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Reprenons le cours de notre marche solitaire et disons-le tout net:
l’intelligence et la sagesse abhorent l’ivrognerie du pouvoir
et répugnent à la grandeur qui excite les fats.
*
Ce dont un chemin fut témoin,
l’avenue ne le soupçonne même pas.
*
Rien n’empêche un imbécile de devenir riche.
Sage, c’est une autre affaire.
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Une seule minute de l’existence qui soit sans écueil
réconcilie toute une vie.
*
Voir ce qu’on a sous les yeux requiert beaucoup d’imagination.
*
Pour ceux-là, c’est norme que des goinfres dévorent le champ de l’affamé.
*
Il est encore des sots pour croire que le rôle du poète consiste à écrire des livres.
*
2) Jeudi 16 avril
La clé de ta prison est sur tes lèvres.
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Je me suis baigné dans les fleurs
désormais je méprise les richesses.
*
Les hommes sont stupides:
ils avaient une richesse, une seule: la nature,
et dans l’impureté de leurs convoitises obscures
ils l’ont détruite pour accumuler d’inutiles pacotilles.
*
Eux parlent de rêve américain,
et nous parlons de mauvais exemple.
*
Resterons-nous sans combattre
quand de médiocres contremaîtres nous usinent un monde
qui est à la vie ce que la fleur en plastique est à l’odorante rose ?
*
Solitaire par amour: le sage.
*
3)
J’ECRIS
J’écris pour arracher les âmes aux griffes des marchands.
J’écris en voulant pointer le doigt vers des beautés qui font vivre.
J’écris pour libérer l’être des serres de l’avoir.
J’écris pour venger les justes.
J’écris pour arracher les jardins au plastique.
J’écris pour conserver l’enchantement du monde.
J’écris pour préserver l’émerveillement du cœur.
J’écris pour mon parti qui est l’eau, l’air, le printemps et les fleurs.
J’écris pour souffleter les avides.
J’écris pour protéger l’être des marchands aux yeux desquels tous ne sont que des choses.
J’écris pour tenir éveillé le Verbe et le défendre du nombre.
Le fondement de l’industrie c’est le nihilisme.
J’écris parce que je suis en guerre.
J’écris par haine de la haine.
J’écris contre le vide et l’artificiel. J’écris contre le tombeau glacé du conformisme, j’écris contre la lâcheté des passifs, j’écris contre le clergé des possédants et par compassion pour les ouailles possédées.
*
3)
Sans métanoia, il n’y a que des ventres inutiles.
*
Chercher la vie c’est vivre.
*
Une des ruses du commerce consiste à tenter de nous faire croire qu’il est moralement neutre.
Cependant, à mauvais effets, mauvaise source.
Le marché détruit le monde.
*
Ce qui confère une valeur à l’homme qui a cheminé vers Sagesse, ce n’est pas seulement où il est parvenu, mais plus encore d’où il est parti.
*
Religieux prenez garde: faire un vœu c’est jurer et jurer est illicite.
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Ce que j’aurai m’empêche de jouir de ce que j’ai.
*
Quoi de plus frivole que d’aspirer à être maître du monde ?
*
Toute introspection féconde et obstinée semble avoir pour fin de nous amener à accepter la mort.
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Tout est composite en nous. Les grandes catégories carrées ne sont que des commodités malhabiles et surtout, partisanes.
*
Qui, sinon les cauchemardeurs, accuse les justes d’être des rêveurs ?
*
Ne nous gargarisons pas de mots: le bonheur est le fruit d’une discipline.
*
Cette vie est une demie-mort.
Heureux ceux qui en souffrent.
Tel manque est créatif, voire salutaire.
*
Personne au cœur de la nuit
n’entend mon chant
qui pourtant s’élève jusqu’aux étoiles.
*
Comment quelque bien serait-il possible dans un monde où les chefs confondent tentation et ambition ?
*
L’imbécile recherche la richesse,
le sage recherche la vie.
*
Quoi de plus stupide que de lutter pour un confort dont l’acquisition nous prive de la paix ?
*
Monsanto, hitlérisme industriel.
*
Ce n’est pas de Monsanto dont l’humanité a besoin pour se nourrir, mais de justice.
*
Ils utilisèrent la technologie pour s’épargner d’avoir à subir les conséquences de leur perversité et le résultat de cette perversité là, c’est que leur technologie se retourna contre eux.
*
Si tu ambitionnes de vivre, rompt les rangs.
*
Un amour sans révolte est une fleur en plastique.
*
Ne rêvez pas, celle ou celui qui continuera mon cri est déjà né quelque part.
*
Chaque caméra-mirador de la rue
est néfaste, te faisant passer de citoyen à suspect…
Ils prêtent à leurs peuples leurs propres pensées malsaines.
Heureux l’enfant que le ministre n’a pas eu.
*
Chaque caméra t’insulte.
Son regard est une injure.
*
Ce n’est pas la bouche qui parle qui fait la vérité,
c’est l’oreille qui entend.
*
Jeter le discrédit sur les malades mentaux,
( le cerveau n’est-il pas un organe ?)
c’est favoriser dans le monde une mentalité de nazi.
*
Hommes de cœur ne craignez pas,
le vecteur de leur toute-puissance
sera le vecteur de leur destruction.
*
Ne perdons pas de temps à moquer le Bush de là-bas,
c’est autant de temps perdu pour moquer celui d’ici.
*
“Forces de l’ordre” Quel ordre ?
Jésus inspira à ses disciples de marauder.
*
Ecrire pour ne pas suffoquer.
Chaque phrase comme une inspiration prise aux lèvres de la vie.
*
Vendredi 17 avril
Quand, suivant l’exemple des mauvais chefs et des voyous nantis le monde entier s’agite en vue du lucre et des jouissances stériles, la vérité, la beauté et la bonté deviennent clandestines.
*
Ce gouvernement est une brute qui dit:
“Ignorons les vérités essentielles et n’en faisons qu’à notre tête”.
Un peuple qui élit des voyous n’a d’autre droit que celui de se taire.
*
Le monde spirituel est mon pays natal.
*
Le rôle de l’état n’est que de conserver des conventions.
En cela, il est un obstacle à la vie.
*
Un musée ne vaut que par ce que tu y apportes.
Sans ton âme, il reste un lieu vide et désert.
*
La prudence est l’un des membres de la sagesse.
Elle ne parle pas avec légèreté de la souffrance.
*
La France est aujourd’hui aux mains d’un médecin ivre.
*
L’esclavage, ce n’est pas le fouet. C’est accomplir une morne tâche de laquelle on n’apprend rien.
*
La liberté c’est aussi le droit de combattre.
*
Depuis que l’argent est devenu une cause, l’humanité n’a plus de destinée.
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Les prisons sont pleines de gens auxquels on a refusé les moyens d’être ailleurs.
*
Hommes élevés sous serres. Insipides, calibrés,
gouvernés.
*
La bonne conscience repue et prompte à juger n’a pas encore rencontré la douleur qui sauve.
*
Les pires, ce sont les politiques. Plus je les écoute, plus je les hais. Voilà l’obstacle ciblé.
*
Ceux que le savoir blinde, la brise les contourne.
*
Quand la bouche lapide
Le silence absorbe.
*
L’idéal de la sécurité, c’est un peuple d’empaillés.
*
La vérité collective est une peste.
*
Il ne s’agit pas de savoir, il s’agit de comprendre.
*
Certains se font appeler “créateurs”.
Aucun jardinier n’a jamais “crée” la moindre fleur.
Pas un atome qui leur doive l’existence.
ce ne sont que des merdeux.
*
Il n’y a pas de connaissance sans humilité,
et pas d’humilité sans humiliation.
Quant à ceux qui disent qu’ils sont seuls sur le chemin
c’est qu’ils ne sont pas allés assez loin.
*
Je me fais l’effet d’un petit Poucet,
qui sèmerait ses cailloux non pour revenir
mais pour aider ceux qui viendront.
*
Le poète n’est pas celui qui dit le vrai,
le poète n’est pas celui qui fait de jolies phrases,
le poète est celui qui rend le vrai beau.
*
L’ascèse n’octroie pas le bonheur,
l’ascèse aplanit le chemin de la Grâce
qui octroie le bonheur.
*
C’est une méthode de la télé
de parler des méfaits des jeux vidéo et de l’internet
pour faire l’impasse sur ses propres méfaits.
*
L’amour peut être cinglant.
*
La clé de notre survie est la modération.
Les publicitaires sont des criminels.
*
Telle souffrance est féconde:
Qui a un caillou dans le soulier
s’efforce de faire pousser ses ailes.
*
Le sage est un glâneur.
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*
. . .
Dieu.
Il est lumière.
Pas un mot ne parvient à son ombre.
*
Être amuit par le Verbe.
Silence d’une joie à bout de cri.
Folie que la rigueur seule atteint .
La matière n’est qu’un rêve, poussière dérivant dans un rayon sans contours. Un mirage prêt à se dissoudre.
Je serrais mon cœur entre mes mains
plus illuminé qu’une lampe
dont le feu est nourri de soleil.
A l’infini, ad infinitum,
tous les êtres du seul Être entretissés
formaient la trame de perfection.
Aimer est un verbe,
en sa présence l’univers passe inaperçu.
Ce seul Être n’est pas seul,
il vit en compagnie de ses vertus,
comme autant de fiancées mirant sa face ineffable,
Il dialogue en lui-même
avec sa beauté, qui lui répond,
sa paix, qui est un être vivant, voulant, pensant, chantant,
avec sa candeur qui n’est pas puritaine,
qui est l’humilité de la beauté,
qui est offrande blanche.
Il y a tant à dire.
Les mots se suivent,
mais en Lui, tout est là
à la fois.
Il est ce tous ensemble
de tous les infinis,
INFIN
Il est une cour de vertus parfaitement absolument parfaites.
Toutes vives, volitives, distinctes,
réunies toutes en un amour
qui procèdent de soi
et engendrent à la fois et procèdent de et par
Son être,
composite,
un camaieu de vertus distinctes
Le compose.
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*
Sans doute nos aïeux crurent-ils à leurs premières superstitions
parce que l’absurde constitue une réponse par trop incomplète.
*
La preuve nous en est apportée quotidiennement hélas: être “pour l’action” n’exclue pas de faire et de dire n’importe quoi.
*
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A Varna
Soir.
Il y a de nombreuses choses que je ne t’ai pas dîtes, parce qu’elles excèdent le pouvoir des mots. Mais merci car tu as écouté. Je crois aussi que tu as vu. Une goutte du Soleil perlant à mon cœur. Cette lueur entrevue parle mieux que tous les livres et ne se paie pas de mots. Nombreux sont ceux qui se figurent les mystiques comme des personne enfiévrées et osseuses ou des tonnerres grondants, mais avant tout, ce sont des enfants. Ils jouent dans un rayon qui les environne mais ne les maîtrise pas, ils éprouvent infiniment fort, et cela leur sert de science. Ils restent au fond d’eux-mêmes dans une intime stupeur, une sidération que rien n’offusque. Un océan de soleils repose dans leur nature fragile, le vase qu’ils portent leur brûle les mains, ils boitillent sur une pente raide pour rejoindre la vision qu’ils eurent sur la montagne. Aimez les. Aimez-les sans d’abord en connaitre le pourquoi, ainsi par la suite vous apprendrez. Ils ne vous veulent aucun mal, ils ne veulent entraver aucune liberté, ils ne veulent pas régner, ils veulent toujours et partout plus de vie, et si possible jusqu’à cette vie ultime, infinie, qu’ils ont vu sur la montagne. Ils portent dans des cœurs de chair une lave étincelante. Parfois le feu remonte jusqu’à leurs lèvres, parfois c’est comme un cri qui les déchire. L’indifférence est pire que la mort. C’est une mort sans porte.
Tu es donc vivant.
J’aurais aimé te convier au spectacle infini de ma joie, mais ce n’est pas un pouvoir qui me revient, c’est à toi de chercher, frapper, demander, je n’étais là que pour dire que la porte peut s’ouvrir et qu’on ne fait pas ici acception de personnes.
Quoi qu’il en soit, merci.
Quoi que n’ayant rien caché je sais ne t’avoir rien dit. Tout cela dépasse mon humanité et dépasse l’histoire. C’est hors des proportions de l’univers, cette rencontre que je fis ne se situait pas, ou plus, dans le temps, j’étais né avant moi, accouché par cette rencontre qui eut lieu dans l’éternité: l’éternel présent. Je n’y puis rien. je suis celui qui a vu ce qu’il a vu. Je suis celui qui a vu la couleur inconnue et je parle POUR ceux dont les yeux ne se sont pas encore ouverts, et non contre eux. : ) Je suis un être désolé, friable, vieillissant. Je reviens boitant de l’origine. Plus rien n’est comme avant, pourtant, je ne suis jamais à la hauteur de ma vision, de ma perception. Je ne suis pas le bon témoin de mon bonheur, il faudrait pour cela que je fus mort; Ô patience. Ma vie bancale et fluette est devenue un signe et souvent malgré moi. Je n’ai plus pour arme que ma parole. Je n’ai pour bouclier qu’un clair souvenir. En solitude, je n’hésite pas, le plan me fut fourni, il me reste à le suivre. Je suis simplement heureux quand une âme attentive m’accompagne et chemine près de moi, mais viendrait-elle à s’arrêter que je continuerais. Je vais vers la solution. Je sais où je vais et connais qui m’attend.
Ma source et ma fin,
ALPHOMEGALPHA
A toi peut-être ces mots diront-ils quelque chose
:
L’imagination a besoin de représentation pour se figurer quelque chose.
Mais quand il n’y a pas de représentation possible ?
Quand il n’existe pas d’images ?
Une couleur qui serait une émotion, une émotion qui serait une vertu, une vertu qui serait toutes les vertus, et toutes les vertus qui seraient une personne. Non une personne qui aurait toutes ces vertus, mais un être composé tout de ces vertus ou plutôt, de toutes ces qualités.
L’amour EN PERSONNE…
Que serait un amour sans joie ?
Que serait une joie impartagée ? Que serait un dieu solitaire ? Une monade indifférente !
Que serait une joie sans pureté ?
Une pureté sans joie ?
Une joie incolore ?
Que serait une joie sans paix ?
Une paix sans connaissance ?
Une connaissance impartagée ?
Que serait un paradis qui ne serait pas un être ?
“Dieu est esprit”.
La candeur même de l’esprit de Dieu est vivante,
sa couleur même est vivifiante.
Dieu est paix, c’est pourquoi la paix de Dieu est Dieu.
Ce n’est pas une sensation, ce n’est pas une émotion,
mais une personne.
Dieu est une personne et chacune de ses qualités est Sa personne.
Il est indivise dans sa perfection d’être.
*
Les gnostiques s’égarent en cela: la matière, parce qu’elle est dépourvue de volonté, ne saurait être mauvaise.
Elle est moralement neutre.
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* * *
Samedi 18 avril
Ce soir le ciel était un hâvre. Les étoiles allaient, nomades.
Dans le tournoiement des constellations, mon cœur brûlait, immobile.
*
Tandis que les livres tombent en poussière,
les âmes continuent leur pèlerinage.
*
Comment croire un seul mot d’une religion qui incite à légaliser le viol ?
Comment ne pas plutôt faire appel à un exorciste ?
*
*
Existe t-il encore des nuits sous les étoiles,
sans le moindre bruit de moteur ?
Où la pureté survit-elle ?
*
Article du journal libération :
« Alléluia ! C’est un miracle parlementaire ! » nous a lancé le député socialiste Christian Paul après le rejet, il y a quelques minutes, par l’Assemblée nationale du texte élaboré par la Commission mixte paritaire (CMP)
Grosse surprise, en effet, dans l’hémicycle. Adopté ce matin par le Sénat, le texte vient d’être rejeté par les députés à 21 voix contre, 15 voix pour. Après près deux heures de discussions — notamment autour une exception d’irrecevabilité déposée par Jean-Marc Ayrault, et une question préalable, déposée par Claude Sandrier, toutes deux rejetées — les groupes Socialistes, Verts et Nouveau Centre ont voté « contre » (ce dernier ne s’est pas abstenu comme jeudi dernier lors du vote du projet de loi), le groupe UMP a voté « pour ». « Cela aurait donc été rejeté, même sans les voix de la majorité qui ont voté contre : celles de Jean Dionis du Séjour et de Nicolas Dupont-Aignan »,a précisé Christian Paul.
« Il y avait un vent de révolte dans le pays, qui s’est engouffré dans l’Assemblée et nous a fait passer de l’opposition à la majorité, explique le député Socialiste, depuis une Salle des quatre colonnes en effervescence. Le gouvernement est maintenant dans les choux. »
Et la suite ? Il y a possibilité pour le gouvernement de demander une seconde lecture, mais depuis douze ans qu’il est député, Christian Paul nous dit n’avoir jamais vu cette « astuce » utilisée. Et donc si elle n’est pas utilisé quelle est la suite ? « La loi Hadopi est rejetée ! », s’enthousiasme le député.
Je m’en souviendrai, merci !
Je suis persuadé que nous approchons jour à jour d’un état policier. Il suffit de voir le nombre de propositions de “lois” quotidiennes et l’instrumentalisation du moindre fait divers pour le vérifier. Ce pays devient dangereux et de moins en moins respirable. Une sorte de Pinochétisation rampante. Un fascisme qui s’installe insidieusement sous couvert de “justice” et avec pour slogans des lieux communs passe-partout. Renseignez-vous, informez-vous, soyez vigilants !
“Quand on a recours à la violence, c’est qu’on est profondément désespéré. ” N. Sarkosy. Tu l’as dit …Et de plus en plus de gens sont d’accord avec toi.
*
Une psychologie du troisième âge au pouvoir. Des voleurs à la solde des grands voleurs nationaux. Des menteurs et des brutes. Des hypocrites et des margoulins. Des vieilles biques atrabilaires. De jeunes parvenus pétainistes. Des arrivistes prétentieux. Des cons portés aux nues. Des cocardiers aigris. Des pin-ups mondaines. Des tire-goussets main sur le cœur. Des jaloux grinçants. Des avares affameurs. Des incapables pontifiants. Des loosers agités. Des petits chefs sortis de la naphtaline. Des caporaux grimés en amiraux. Des inquisiteurs crapoteux. Des faux cool arriérés. Des nuisibles lêche-culs. Des oppresseurs d’enfants. Des procéduriers grignoteux. Et surtout, des incapables que n’importe quel arbitre du “juger sur les résultats “enverrait à la poubelle des désastres historiques.
De qui je parle ?: )
Dans la série “J’ai fais un cauchemar”, des nouvelles de no’t bon pape benoit:
(Info rue 89)
“Janvier 2009. Karl Öllinger, un député écologiste autrichien qui s’est spécialisé dans le combat contre l’extrême droite florissante dans son pays, tombe sur un hors-série de la revue Die Aula, paru à l’occasion du 150e anniversaire de la révolution allemande de 1848.
Au milieu des affabulations de négationnistes de députés d’extrême droite et de membres du parti néonazi allemand NDP, il tombe - éberlué - sur un texte signé du cardinal Ratzinger et intitulé « Freiheit und Wahrheit » (« Liberté et Vérité »).
En fait, une charge virulente contre les libertés individuelles et le système démocratique, qui aujourd’hui encore, peut être consultée à Vienne, au Centre de documentation et d’archives sur la résistance (DÖW), un organisme chargé de surveiller les mouvements extrémistes.”
Obama au G20: “Tout le monde veut devenir riche, c’est normal.”
Déplacer air force one et 800 agents de sécurité pour balancer des banalités pareilles ( et si on y réfléchit, de telles conneries) c’est vraiment à chier.
*
J’ai grandi sous la guerre froide. On était bien plus heureux qu’aujourd’hui.
Ce qu’est devenu ce pays ? Une merde grisâtre. Je ne l’aime plus.
*
*
En téléchargement légal et gratuit ce très joli travail signé Alex Shnur:
http://www.deepxrec.com/releases/deepx048/deepx048.html
*
Mai
Chercher des signes, une présence qui serait bruissante tout près de mon âme, le souffle d’une parole qui déchirerait ma torpeur, c’est tout l’art de se concentrer afin d’éprouver pleinement la vie.
Dans les arabesques ascentionnels de l’air qui câline la clairière, je baisse les paupières, je présente ma peau à la brise, poreux, ouvert, car je désire pleinement vibrer, être endansé par les mouvements de la lumière que la ramure secoue.
Mon Dieu est dermique, sa main de zéphyr, posée sur mon front, m’octroie la paix.
C’est bon, c’est doux de devenir cet enfançon dans les ris de la prairie,
c’est bon d’être vivant parmi les fleurs nimbées de candeur.
C’est bon de se dérober à la noirceur aigrie d’un monde où la jalousie et l’envie font loi.
Alors prier est tout naturel. Pas besoin d’édifices et de folklores, pas besoin de récitatifs appris par cœur ou de prosternations de serf. Non, il s’agit simplement de laisser l’âme babiller, accompagnée des trilles, lever les mains vers la lumière qu’imite, maladroit, le zénith.
Chanter doux sous les ramages, d’un chant plus léger que l’air, laisser sourdre sur moi les azurs du matin.
Riche de ce bonheur, de quelle autre fortune pourrait-on bien rêver ?
N’est-ce pas que ceux qui se contentent d’empires hautains et s’encombrent de chosettes n’ont aucune ambition et se repaîssent de miettes ?
Environné de vies toutes petites, toutes précieuses, dans la gloire simple d’une nudité première, qu’importe le sombre luxe des froids nababs et des éminences insensibles ?
Si je cherche en moi le bonheur, c’est de me dire que s’il était tributaire des choses, des éléments de ce monde, il pourrait m’échapper. Je le veux endogène, que je le veux immanent, je ne le veux pas tissé dans la poussière de ce monde, mais dans les gazs soyeux d’une âme réconciliée et bénie.
Mon Dieu est pastoral. Il n’élève point de tours fortes pour jeter son ombre sourcilleuse sur un monde prosterné, oh que non !
Mon Dieu est de rosée et d’étoiles, de nids et de plumes, mon Dieu a la voix des ruisseaux et la candeur de l’agnelet.
Mon Dieu se plait aux danses, à la jubilation des âmes virginales dans les fleurs de mai.
La main offerte du pardon rend mon âme au jardin.
*
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