Archive for the 'Cheminer' Category

Lu

J’ai lu ces mots dans un livre des éditions Cheyne: La maison dans l’allée de Jean François Manier :

“Le chemin messager”.

Voilà, comme ça cette perle sera quelque part sur le web.

Published in:Cheminer |on novembre 10th, 2009 |No Comments »

Aller ou non

Le temps est ce que nous rejoignons. A la rencontre d’un soi élaboré d’une toute autre substance, nous cheminons.

Lavés d’une eau nouvelle, conscients d’un monde autre, ce que nous appelons de nos vœux: la clairière sans fin.

Les résignés acceptent la hideur, et même la nourrissent, s’y installent, sans courage; subissant, ils font subir. C’est leur culture: leur ciel est le marigot de leur soumission.

Pour ceux-là, je n’ai que bouche close.

Published in:Cheminer |on juin 9th, 2009 |No Comments »

Pensers

C’est beaucoup de vouloir savoir sur quel chemin l’on est, dans quel monde et sous quel ciel quand on est de ces gens pour lesquels la vie qui s’écoule, et que ça ne va pas du tout de soi.

Parfois, j’ai soif d’un temple, je veux dire, d’un hâvre où reconstituer mon être et reprenant haleine entrevoir à nouveau mon chemin. Quand le tohu-bohu enfiévré alentour n’a plus aucun sens, quand les causes deviennent absurdes, et les fins des impasses.

On ne pense pas, on ne prie pas, on n’essaye pas pour maintenir la révolte seulement au seuil qui fait qu’on est des hommes, mais surtout pour se désaliéner, épousseter  les nuées des illusions, ouvrir une fenêtre sur tous les possibles. Je suis un homme de foi, j’ai peu d’amis. Je suis un mystique, j’ai peu de loisirs. Je suis un être spirituel, j’ai peu d’illusions.            Chacun de nos mots cache un enjeu, chacun, écossé, dévoile notre âme. Je n’ai plus de perfidie, je n’ai plus de podium à monter. J’ai seulement l’horizon d’un divin soleil qui se promet à l’horizon de l’aube, et j’attends. Je vieillis à Ton seuil.

” Sur tes paroles tu seras jugé”. Je n’ai pas l’innocence de l’ignorer. Je n’ai pas non plus la lâcheté de me taire.

Nombreux sont les littérateurs qui jouent avec des ombres, sans voir à quelles sources ils s’abreuvent. Sans percevoir le poison dans leur vin. Les mots ont un sens, ils nourrissent en nous l’un ou l’autre. Il y a des mots qui élèvent des murs, il y a des paroles qui sont des clés. Il faut longtemps réfléchir et se taire , et longtemps savoir, avant de pouvoir. Il faut longtemps pouvoir avant d’oser.

Mes premiers pas au ciel furent une fête indicible. Il y eut des fiançailles, et marcher coûte que coûte à la rencontre de l’Aimé, c’est cela l’héroïsme caché.

Alors j’ai la nostalgie des autres. On gaspille leurs vies. On les maintient dans un treillis de mots sonores et vides. A quoi t’occupes-tu qui soit digne d’éternité ? Le trésor de ton temps qui sont ceux qui t’incitent à le dilapider pour du vent ?

Te laisseras-tu détourner, dépouiller de ton nom ainsi ?

*

Published in:Cheminer |on avril 20th, 2009 |3 Comments »

Musique Ruissellée

 

mandorle.jpg

 

La musique a ruisselé sur moi ,

perline.

Elle a cheminé en moi serpentine.

Une grand-rose s’ouvrait

au creux de mon âme;

chœur d’or.

J’éprouvais des grandeurs et des vastitudes,

des essors s’emparaient de moi,

me jetaient sur des routes bleutées.

Des ailes étendaient en moi leurs ombres blanches,

Ô envols , élans, trilles sans nombre,

qui me lancez

fuselé, abrupt dans l’éther !

 

J’ambitionnais alors, moi, petit ru sinuant

de me jeter dans la rade des soleils véhéments

 et rallier le Silentium harmonique

des constellations symphoniques.

**************

( Ciel que la parole est rare…

Pour avoir flâné de blogs en blogs je vois

qu’il en est des foules pour faire ma culture

et point pour faire mon bonheur.

Incroyable ce complexe du Pröfessor !)

*

Published in:Cheminer |on janvier 30th, 2009 |2 Comments »

Espérance

attente.jpg

 ”Je t’attends.”

Mais à défaut de savoir

qui est “je” et qui est “tu”,

il sera plus juste alors de dire:

“espérance”.

 oiseau-blanc.jpg

 *

Published in:Graphes, Cheminer |on janvier 16th, 2009 |No Comments »

étais

N’étais plus qu’une voix dans le printemps.

Le tonnerre retenu des feuillages,

n’étais que chanteur de ruisseau.

N’étais que désert étendu vers l’infini.

Houle de pierre.

Dans le récitatif du vent,

nu.

Maître aux boucles roséeuses

 venez,

d’un vol accostez mon âme

qui tangue dans la lune,

apâlie.

Beauté de sourire, renfance, choeurs.

N’étais qu’à perte de voix dans l’aurore.

Mains jointes sur la flamme,

âme au bord des lèvres,

étais chandelle sous les étoiles.

Îles, volante écume

étais nu.

micus.jpg

Dernier soupir

pour libérer l’Essence.

Soufflir.

M’exhale hors d’exil.

Souffle d’un bleu de perle,

involuté,

enveloppé l’univers

de la buée de nos lèvres.

Né d’une extase.

EXTASE, mon seul hâvre.

 

“Chez les Inuit, on devient enfant lorsque Sila, le maître de l’Univers, introduit dans son corps une bulle d’air qui va devenir son souffle et principe de vie.”

*

Published in:Cheminer |on janvier 9th, 2009 |7 Comments »

La Douleur et la Grâce

La ville me pousse dans les bras d’un jardin.

La douleur rouge vers la douceur bleue.

Le labyrinthe cérébral vers la clairière spirituelle, les stridences vers les harpes.

Les tours vers les tentes, les foules vers l’ermitage.

Moi, discordé dans ce monde espérement ac/cordé à l’autre, je marche vers mon être, je cherche un accomplissement qui ne se monnaye pas,

je marche, mendiant Grâce.

Je prie à l’aide.

On me le reproche.

Je ne vous reproche pas de chercher vous aussi, par vos voies, la réalisation.

Pas le temps de bavarder quand la Parole me hante, me tréfile, pas le temps…

La haine triomphante est de courte durée, l’injure est l’impuissance.

Mon pas est ferme dans les nuages…

Je veux être une offrande d’or dans la nuit.

Ce ne sont que scories et cendres trempées de larmes,

seuls mes pas tracent un chemin.

Published in:Cheminer |on janvier 7th, 2009 |3 Comments »

Dolorire

L’or efface. Swiff.

Peine dissoute d’un trait. Dormir à fleur d’eau, nymphéer.

Le poison griffe les yeux, l’encre empoisse l’âme.

J’approche la tombe comme vitrail.

Je bois des chants, m’essaie des ailes.

Une danse m’enlèvera dans la Volute !

Réapparaitrai en cœur de fleur, remontée d’azur.

C’est ma joie quand je pleure, crie la douleur.-

Published in:Cheminer |on janvier 4th, 2009 |1 Comment »

Nous venons au monde à la seule fin d’être emmerveillés.

*

Autre est celui qui a la main verte, autre celui dont c’est le coeur.

*

La musique me fait m’entendre.

*

Un sourire oasien.

La nuit penchée sur notre épaule

nous veille.

*

J’habite la nuit qui m’habite. Je marche en mon âme comme sous les feuillages. Cela bruisse. Je cherche une source, je cherche un signe, j’implore le rassasiement que m’offriront les ramages dans le vent.

Que la verte joie du jour rachète l’averse de cendres qui brûle mes pupilles.

Mon désir rajeunit alors que je vieillis, est-il possible que j’ai rendez-vous avec l’enfance au terme de ma vie ?

*

J’ai toujours cru à tort ou à raison que la beauté est réparatrice.

*

Published in:Cheminer |on janvier 3rd, 2009 |3 Comments »

La tribu: contrairement à ce que tous pensent, ils ne jouent ni ne dansent; ils vivent.

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On dirait : chaque pas de plus dans l’histoire nous éloigne un peu plus de la vie.

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“Ceux qui ne veulent plus suivre”, voilà l’avenir.

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Ils se battent pour une terre

mais chacun fait le molosse devant son ciel.

___

A défaut d’idéal, d’étoiles ou de chants aux cieux,

le “progrès”.

Le progrès vers nulle part.

La foi mise dans la chose.

Le temps pétrifié, induré dans l’utilitaire,

sans voie. Un désert d’acier.

Le néant “citoyen”.

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Published in:Cheminer |on décembre 29th, 2008 |3 Comments »


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