Archive for the 'Vie' Category

Révolution

Je suis un révolutionnaire. Mais bien plus, je suis chrétien.

Je ferai donc la révolution, tout seul s’il le faut, avec la seule arme dont je dispose: la parole de foi.

Si mon ton est violent, mes gestes ne le seront pas. Je rappelerai la parole, ses exigences, la nécessité sans discussion du pardon, de la miséricorde et de la charité.

Je sais que les riches et la richesse sont des “puissances du monde” mais je sais aussi que ce sont des hommes “appelés “qui sont les VICTIMES de ces puissances disjonctives.

Alors je dirais la seule parole de la seule révolution possible:

“Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche”.

*

Published in:Vie |on août 23rd, 2009 |No Comments »

Les saints

Pour sortir franc et net de tout embrumement, aimer.

S’arracher au train morne des jours par la puissance du désir, aimer.

Piétiner les montagnes avec colère, ouvrir les mers, aimer.

Pleurer des larmes sur la joue des saints, des consummés, aimer.

Parlons-en des saints qui ont tenus vent debout dans les bourrasques de l’esprit. Les voilà ceux qui ont tout compris. les malaimés, ceux qui ont vu.

Je voudrais ça !

Je voudrais être la risée des veaux !

Je voudrais souffrir mon cœur arraché par une gravité christo-centrée !

Je voudrais disparaître dans l’amour.

Je vis dans un monde défiguré par la convoitise des brutes.

Ils n’ont aucune intelligence: ils brûlent les planches de l’esquif qui les porte sur les eaux de la nuit.

Que peut-on faire pour aider ceux qui n’ont même plus pitié d’eux-mêmes, qui se suicident en masse, nations par nations pour assoir un pouvoir fictif et transitoire sur les champs de ruines abandonnées par leurs prédécesseurs ?

Published in:Vie |on juin 25th, 2009 |1 Comment »

Langueur

Ces pleurs ces sanglots, c’est Dieu. Ces soupirs, ces gémissements, c’est Dieu. Cette brulure, cette cicatrice, c’est Dieu, c’est la lame de Dieu dans mon cœur, c’est son feu.

Ces demandes, ces proternations, c’est Dieu, c’est le Dieu de Jean 17.

Cette attente aux ongles rongés, cette soif aigre, ce cri, c’est le Dieu de jean 14.

“Cry of love”.

C’est mon Amour qui joue, depuis des décennies, à me faire languir.

Cantique 3; 1 Sur ma couche, pendant les nuits,
J’ai cherché celui que mon coeur aime;
Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé… 2 Je me lèverai, et je ferai le tour de la ville,
Dans les rues et sur les places;
Je chercherai celui que mon coeur aime…
Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé. 3 

Published in:Vie |on mai 11th, 2009 |2 Comments »

Le monde

“Celui qui aime le monde, l’amour du père n’est pas en lui.”

1 Jean 2 ;15

*

Le “monde” n’est pas ici la terre, la planète.

C’est un système de valeurs, un imaginaire.

La gloire, le pouvoir, la richesse forment sa trinité.

Fouquet’s, yacht et mannequin.

Normalement, il y a là de quoi réfléchir.

; )

*

Published in:Vie |on mai 8th, 2009 |No Comments »

Pur

*

Existe t-il encore des nuits sous les étoiles,

sans le moindre bruit de moteur ?

Où la pureté survit-elle ?

*

Published in:Vie |on avril 10th, 2009 |10 Comments »

Vie

constellys-3.jpg

 ”Vous verrez le ciel ouvert”. Jean 1;51

Le silence est blanc dans son nimbe de douceur et de paix, tandis que je vaque aux gestes quotidiens. Je souris aux objets, savoure le passage du temps comme une caresse, ma vue, mon ouïe, mon odorat, mon toucher sont les vecteurs de joies et de perceptions indiciblement gracieuses.

Mon esprit est perdu dans un océan de bonheur fluide. Lumière, clarté, âme devenue tactile qui contemple le spectacle infini et bienheureux, explore instantanément les millions de relations intimes de l’amour, de la lumière, de la joie, de la paix, de la beauté, de la bonté, de la vérité, chacune comprise comme une composante de chaque autre.

Et l’ensemble me montre un être.

Amour éternel. Sourire de béatitude baignant l’âme-enfant.

Candeur émouvante à l’infini, douceur d’enfant. Illuminique bonté qui s’épanche généreuse dans mon cœur et le ravit d’une jubilation sereine et absolument, éternellement, infiniment, indescriptiblement , incomparablement paradisiaque.

Je sais que l’expérience est spirituelle en cela que je ne cesse de prier, des jours et des nuits. C’est à dire que je chante, que je m’exclame d’émerveillement, remercie, louange, adore à m’y perdre, élève les mains, ferme les yeux, offre mon cœur de tout mon cœur à cette lumière vivante et vivifiante.

Je suis béat, mais bien présent, plus que présent à tout, plus que jamais incarné et réel, plus que jamais présent à tout. A ma cuisine, à chaque détail de chaque instant qui m’apparait enfin pour ce qu’il est vraiment : un miracle sans fin recommencé.

Chaque verset de l’Ecriture éclaire chaque autre en une mise en abîme instantanée et qui m’emporte dans une contemplation qui s’élargit sans fin. Je lis dans mon esprit les versets qui se répondent et s’éclairent les uns les autres, se répondant, lumières exposant d’autres lumières. A la vitesse de la lumière je comprends, “vois” perçois le cœur du sens. Il m’est offert le spectacle d’un ÊTRE indiciblement divin, (miel, chaleur, soleil, océan de saphir doré, “brillements” de beautés morales, chaleur qui infuse l’amour, vérité bonne, bonté belle, beauté de bonté…) sublime, délicat, attentionné, radieux, mille fois solaire et pourtant doux, logique, cohérent, d’une simplicité infigurable, hors de dimension (Et la profondeur, Ô ciel la profondeur !)  dont la profondeur qui, de merveilles en merveilles franchit de la beauté tous les infinis et devient transfinie.

Je suis muet. Les yeux me brûlent un peu. J’ai l’impression que mes gestes sont ralentis par ce plaisir, que la lumière qui me baigne est devenue tangible et ralentit mes mouvements. Je suis INFINIMENT heureux. Il n’y a au monde et aux cieux aucune borne à cette allégresse, qui reste calme, abyssalement calme et ravie.

Voilà maladroitement esquissé ce que j’ai vécu régulièrement en plusieurs épisodes sur plusieurs mois.

Ce fut ma véritable naissance.

 

(Imaginez que les réalités morales, par exemple amour, bonté, douceur, etc, soient représentées par des lignes. Là où toutes ces parallèles se rejoignent et deviennent une, deviennent un point, une “super qualité” qui les englobe toutes en une, c’était là, c’était Lui. Toutes en une seule lumière, une et pourtant distinctes. (Plus que distinctes, admirables, divines, superlifiques.) Chacune formant le noyau de chaque autre. Chacune contenant la totalité de l’autre… C’est indicible. C’est hors langage, c’est hors mental. Je ne puis d’ailleurs me le représenter, car c’était un don. Une fois le don non pas retiré mais voilé, on ne peut, on ne sait, on ne dit. On se souvient que c’était parfait. (se rappeler, le verbe prend tout son sens ici)  On se souvient seulement du paradis que c’était.)

Published in:Vie |on mars 29th, 2009 |2 Comments »

comme ça

menthole.jpg

 

Les états ne donnent aucun sens à nos vies. Le Fouquet’s et les yachts ne donnent aucun sens à nos vies. Se sont là des jouets de nouveaux riches prétentieux et vulgaires. Le copinage des nantis ne donne aucun sens à nos vies. Ce n’est que de l’iniquité de caste. Le travail ne donne aucun sens à nos vies, l’argent ne nous donnent pas les moyens de découvrir le sens de nos vies, ce n’est qu’un succédané dangereux et superficiel. Les loisirs ne donnent aucun sens à nos vies, ils nous consolent mal et illusoirement du poids de l’absurdité contemporaine organisée par des gâtés irresponsables. La loi ne correspond plus à aucune justice, mais seulement à la “légalité”, c’est à dire au bien et au mal instrumentalisés arbitrairement par les pouvoirs au gré de leurs délires passagers. La politique ne sert à rien, et voter ne sert à rien.

Donner sa voix, c’est du même coup être rendu muet.

 

Les méchants se sont les puissants et les riches: “On reconnait- l’arbre à ses fruits” dit l’Evangile. Leurs nuisances détruisent le monde. Ils sont violents, injustes et sales. Sous tous les cieux les fruits sont pourris: pollution, aveuglement, violence, destruction, injustice, vol, fanatisme de maudits, jeunesse de plus en plus bête et arrogante, trafics, armes absurdement destructrices, haine viscérale du vivant, ambitions somptuaires de mauvais maîtres. Les religions ne sont plus que des bureaucraties morales gouvernées par le conformisme le plus aliéné et le plus castrateur.

On nous filme, on nous fiche, on nous compte, on nous espionne, on nous embobine, on nous recrute, on nous aliène, on nous vole, on nous assomme de spectacles stupides et  de vacarmes criards, on spolie nos terres, on truque nos aliments, on s’acharne sur le vivant, on affame les pauvres, on rejette les vieux, on police les jeunes, les étrangers, les “Autres”.

En un mot:

On est gouvernés par Satan.

*

Published in:Vie |on mars 28th, 2009 |7 Comments »

Tentative de soleil

 

Aujourd’hui, essayer de rassembler de petites choses heureuses.

Petits dessins qui aspergent de lumière,

 

 mandorle-2.jpg

petits mots de poèmes en couleurs venus du soleil…

Gai zénith pose sur mon front las ta paume.

Un essai de joie.

Lumière douce, pure, lancée dans les frondaisons,

tu me fais signe, nuées paresseuses au cours languide,

reposez-moi. Air frétillant de libellules , trilles,

gazouillis de l’eau abluez-moi.

Je veux marcher dans la forêt en frêre des arbres,

je veux joindre mon fredon à leurs murmures,

refrains que le zéphyr inspire.

Ma joue dans la mousse

sur le ventre de la terre,

éprouvant le battement de la vie.

*

Published in:Vie |on mars 14th, 2009 |7 Comments »

Resurrex

(Ça y est, j’ai traversé le tunnel de la souffrance. Le quantième était-ce, le millième, le cinq millième ?)

*

1)

 La lumière s’allonge sur la colline, et la colline se pâme, picotée de lueurs.

Il fait jour ! La première fois depuis huit jours !

C’est le retour des oiseaux, le retour de la saison,

Ô infime résurrection !

Je veux baigner mes traits dans une liqueur translucide, dans l’étincellement de la rosée, m’abluer jusqu’au fond de l’âme,

boire la jouvence par chaque pore,

expirer le poison,

inspirer la lumière.

Que ce fut dur, pénible, vénéfice…

Et pour la millième, la cinq millième, la dix millième fois,

je vais devoir rebâtir un être, de mes propres cendres,

retrouver le jour, la vie, la lumière.

Comprenez-vous ?

 * * *

2)

Me sera donné un moment d’enfant dans l’herbe sous l’arbre qui chante, quand ?

Me sera donné un charme sous la lune qui sommeille , quand ?

Me sera octroyé ma voix dans la chorale , quand ?

Être gorgé de matin , quand ?

délesté de toute poussière, quand ?

Sourcé dans la vie, quand ?

*

Published in:Vie |on mars 12th, 2009 |6 Comments »

Je cherche une vraie vie dans un vrai monde

*

Tout ce que je dis:

Je cherche une vraie vie dans un vrai monde.

Je cherche trace de l’une et l’autre là où je pressens la subsistance d’une pureté jardinale, inaltérée, envols, fleurs  et chemin qui va.

Je demeure dans la fugue.

Fêtes enfantines, rondes bondissantes.

Tout sauf le cube, la géole.

Danser spiralés.

Vivre entraîné par l’enthousiasme

dans la danse

de l’être,

jubilate.

Devenir enfin un enfant.

*

“Convaincre est infécond.”

(Walter Benjamin)

*

   
   
   
Published in:Vie |on février 9th, 2009 |4 Comments »


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